Actualités sur les prises en charges, les traitements, et les projets de recherche autour de la PRR.

 

Cette pathologie chronique et orpheline peut survenir dès l’enfance, on parle alors de forme juvénile, ou plus tard, on parle alors de forme adulte. Le seul traitement actuel est l'ablation des papillomes situés dans la sphère ORL ou pulmonaire sous anesthésie générale, aussi souvent que nécessaire pour libérer les voies aériennes, donc à raison de plusieurs chirurgies par an, voire tous les mois pour les formes les plus agressives, et ceci pendant des années, généralement à vie.

 

04-09-2019 : VACCINATION CONTRE LES HPV : UN VACCIN DONT L’EFFICACITÉ ET LA SÉCURITÉ SONT PROUVÉS

 

Actuellement LA seule solution pour lutter efficacement contre le papillomavirus.

 

Depuis le lancement de la vaccination, il y a maintenant plus de 10 ans, plus de 270 millions de doses ont été administrées dans le monde [7] (99 pays en 2019).  Une étude [9] menée en 2019 a montré un impact significatif de la vaccination contre les HPV, 8 ans après son introduction, sur trois indicateurs précoces du cancer du col de l’utérus :

  • une réduction de 83 % de la prévalence des HPV 16 et 18 parmi les jeunes filles de 13-19 ans ;
  • une réduction de 67 % des verrues anogénitales parmi les jeunes femmes de 15-19 ans
  • une réduction de 51 % des lésions précancéreuses de haut grade (CIN 2+) parmi les jeunes femmes dépistées de 15-19 ans. 

Si ces vaccins n’ont pas encore démontré leur efficacité sur l’incidence des cancers en raison de leur mise sur le marché récente, leur efficacité sur les anomalies cervicales de haut grade est établie.

 

UNE SÉCURITÉ RÉAFFIRMÉE PAR L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a examiné la sécurité du vaccin contre les HPV à plusieurs reprises entre 2007 et 2017. Dans son dernier rapport (2017), elle conclut de façon rassurante sur la sécurité de cette vaccination.

Par ailleurs, les résultats d’une étude [10] réalisée conjointement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance Maladie en 2015 (revu en 2018), portant sur une cohorte de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans, montrent que la vaccination contre HPV (avec les deux vaccins disponibles en France) n’entraîne pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes, confirmant ainsi les données de la littérature française et internationale. Une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré après vaccination contre les infections à HPV apparaît toutefois probable. Ce syndrome, déjà identifié dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du produit, a des conséquences limitées (1 à 2 cas pour 100 000 filles vaccinées) compte tenu de la rareté de la maladie. L’ANSM et l’Assurance Maladie estiment que les résultats de cette étude ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque pour les vaccins concernés.

 

QUELQUES CHIFFRES :

6 300 cancers attribuables aux HPV dont :

  • 44 % de cancers du col de l’utérus ;
  • 24 % de cancers de l’anus ;
  • 22 % de cancers de l’oropharynx.

Les HPV sont aussi responsables de la Papillomatose Respiratoire Récurrente.

 

Plus d'informations : 

 

[7] Sur la base d’une durée de protection du vaccin de 20 ans.
[8] OMS. Réunion du Comité consultatif mondial pour la sécurité des vaccins, 7-8 juin 2017. Relevé épidémiologique hebdomadaire 2017;92(28):393-404.
[9] Population-level impact and herd effects following the introduction of human papillomavirus vaccination programmes: updated systematic review and meta-analysis. Lancet. 2019 Aug 10;394(10197):497-509. doi: 10.1016/S0140-6736(19)30298-3. Epub 2019 Jun 26
[10] Étude ANSM, Assurance Maladie, « Vaccins anti-HPV et risque de maladies auto-immunes : étude pharmaco-épidémiologique ». Septembre 2015.

Communiqué 2019
CP - Vaccination anti-HPV et dépistage_l[...]
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25-03-2019 : L'ABLATION DES PAPILLOMES SOUS ANESTHESIE LOCALE

 

Certains CHU proposent de retirer les papillomes sous anesthésie locale (au cas par cas). 

 

Photo d'une patiente opérée sous anesthésie locale (mars 2019).

03-03-2019 : LE VACCIN GARDASIL (exemple de l'Australie)

 

Actuellement LA seule solution pour lutter efficacement contre le papillomavirus.

 

[VACCINATION] En Australie, le programme de vaccination contre les papillomavirus a permis de diminuer l'incidence de la PRR (nombre de nouveaux cas chaque année). 

Une réelle solution, enfin, pour éviter que de nouvelles personnes soient atteintes par la PRR

 

Résutats de l'étude en lien ici .

"Étude prospective sur l'incidence des papillomatoses respiratoires récurrentes à l'apparition d'une forme juvénile après la mise en œuvre d'un programme national de vaccination contre le VPH"

03-01-2019 : ESSAI CLINIQUE SUR UN VACCIN THERAPEUTIQUE (USA)

 

La papillomatose respiratoire récurrente (PRR) ou papillomatose laryngée est une maladie causée par une infection à papillomavirus.

ILes médecins et chercheurs ont évalué l'efficacité du virus du vaccin modifié Ankara (MVA) E2 dans le traitement de la PRR. Vingt-neuf patients (18 femmes et 11 hommes) ont reçu une injection de MVA E2 directement sur les bords des cordes vocales.

 

Résultats : les lésions ont été complètement éliminées chez 13 patients (44,8%). Chez 16 patients (55,2%), les lésions ont récidivé entre 6 et 18 mois après le traitement; ces patients ont reçu un deuxième cycle de traitement avec MVA E2, et aucune récidive n’a été constatée.

Le vaccin MVA E2 présente un excellent potentiel pour générer une régression complète des lésions de PRR.

 

Article complet tiré d'une revue très sérieuse :https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/hed.25477

 

 

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